L'interrogatoire du patient permet de préciser :

  • les antécédents médicaux (diabète, pathologie cardiovasculaire, HIV...),
  • les antécédents héréditaires qui peuvent orienter sur un pronostic et l'volutivité éventuelle de la calvitie,
  • l'examen clinique est fondamental pour décider ou non de l'intervention. Pour envisager cette intervention, deux conditions indispensables sont requises :
    • Avoir une bonne zone donneuse au niveau de la nuque pour obtenir de bons greffons qui constituent la matière première à l'intervention. La zone donneuse devra avoir une étendue suffisante et les cheveux une bonne densité. Les prélèvements pourront être également effectués dans la zone postérieure et dans les zones temporales. Une zone de prélèvement avec des cheveux fins et denses est plus facile à travailler par rapport à une zone où les cheveux sont de gros diamètre clairsemés.
    • Avoir une zone receveuse suffisamment dégarnie pour que l'implant puisse être mis en place sans risquer de détruire des cheveux existants et persistants.

Au terme de la consultation, si l'intervention est justifiée, le patient est averti :

  • des résultats escomptés et des risques encourus,
  • du coût de l'intervention.

 

Les résultats escomptés

  • pas de cicatrice visible dans la région de prélèvement même avec une coupe de cheveux très courte,
  • sur la zone implantée une bonne densité tout en gardant un aspect naturel du fait de la taille et de l'orientation des implants (pas d'aspect en cheveu de poupée, en champ de poireaux ou balai brosse etc...).

 

Les risques encourus

Ce sont les risques inhérents à toute intervention que l'on réalise sous anesthésie locale.

Il ne faut pas intervenir sans l'avis du médecin traitant en cas de problèmes pathologiques (cardiovasculaire, etc...). Le tabagisme n'est pas une contre-indication mais il est préférable de s'arrêter de fumer dans les jours précédents et suivants l'intervention. Le praticien devant, bien entendu être équipé du matériel nécessaire pour faire face dans les meilleures conditions à tout malaise éventuel.

Une antibiothérapie systématique n'est pas nécessaire, le cuir chevelu étant bien vascularisé, et le matériel stérilisé selon les normes actuelles en vigueur.

Il n'y a pas de risque de rejet le patient étant à la fois donneur et receveur. Bien entendu le patient pourra plus tard s'il le désire effectuer les soins de coiffeur habituels (colorations, décolorations, permanentes) étant donné qu'il s'agit de ses propres cheveux.

Cette consultation préopératoire doit évaluer de façon précise la motivation du patient ; en cas de doute, il faut surseoir et repousser l'intervention

Aller au haut